Deuxième version
¤CONTE. IMITE DE L’ARABK
’était jadis. Pour un peu d’or,
Un fou quitta ses amours, sa patrie.
(
De nos jours cette soif ne paraît point tarie ;
J’en connais qu’elle brûle encor. )
Courageux, il s’embarque ; et, surpris par l’orage,
Demi-mort de frayeur, il échappe au naufrage.
Ia fatigue d’abord lui donna le sommeil,
Puis enfin l’appétit provoqua son réveil.

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POÉSIES
Au rivage, où jamais n’aborda l’Espérance,
Il cherche,
mais en vain, quelque fruit savoureux ;
Du sable, un rocher
du, s’offrent seuls à ses yeux;
Sur la vague en fureur il voit fuir l’existence.
L’
ame en deuil, le cœur froid, le corps appesanti,
L’
œil fixé sur les flots qui mugissent encore,
Sentant croître et crier la faim qui le dévore,
Dans un morne silence il reste anéanti.
La mer, qui par degrés se calme et se retire,
Laisse au pied du rocher les débris du vaisseau ;
L’infortuné vers lui lentement les attire,
S’y couche, se résigne, et s’apprête un tombeau.

Tout
-à-coup il tressaille, il se lève, il s’élance;
Il croit voir un prodige, il se jette à genoux.
D’un secours imprévu bénir la Providence,
Est de tous les besoins le plus grand, le plus doux !
Puis, en tremblant, s
es mains avides
DIVERSES. 377
Touchent un lin
mouillé, rempli de grains humides 5
Il
presse, il interroge et la forme et le poids,
Y sent rouler des fruits,... des noisettes,... des noix...
« Des noix
! dit-il,s noix! quel trésor plein de charmes
Il déchire la toile. O surprise ! ô tourmens !
« Hélas ! dit-il
en versant quelques larmes,
� Cène sont que des diamans ! »
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  Première version
¤CONTE.
IMITÉ
DE L’ARABE.
C
’était jadis. Pour un peu d’or,
Un fou quitta ses amours, sa patrie.
(
Denos jours, cette soif ne paraît point tarie ;
J’en connais qu’elle brûle encor. )
Courageux, il s’embarque ; et, surpris par l’orage,
Demi-mort de frayeur, il échappe au naufrage.
La fatigue d’abord lui donna le sommeil ;
Puis enfin l’appétit provoqua son réveil.

Au rivage, où jamais n’aborda l’Espérance,
Il cherche,
mais en vain, quelque fruit savoureux.
Du sable, un rocher
nu, s’offrent seuls à ses yeux ;
Sur la vague en fureur il voit fuir l’existence.
L’
âme en deuil, le cæur froid, le corps appesanti,
L’
æil fixé sur les flots qui mugissent encore,
Sentant croître et crier la faim qui le dévore,
Dans un morne silence il reste anéanti.
La mer, qui par degrés se calme et se retire,
Laisse au pied du rocher les débris du vaisseau ;
L’infortuné vers lui lentement les attire,
S’y couche, se résigne, et s’apprête un tombeau.

222
POÉSIES
Tout
à coup il tressaille, il se lève, il s’élance ;
Il croit voir un prodige, il se jette à genoux.
D’un secours imprévu bénir la Providence,
Est de tous les besoins le plus grand, le plus doux !
Puis, en tremblant, s
a main avide
Soulève un petit sac qu’il sent encore
humide,
Le
presse, en interroge et la forme et le poids,
Y sent rouler des fruits,... des noisettes,... des noix...
« Des noix
! dit-il,des noix ! quel trésor plein de charmes !.
Il déchire la toile. O surprise ! ô tourmens !
« Hélas ! dit-il
, en les mouillant de larmes,
� Ce ne sont que des diamans. »
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