Deuxième version
¤ÉLÉGIE.

ÉLÉGIE
EUT-Être un jour sa voix tendre et voilée
M’appellera sous de jeunes cyprès
:
Cachée alors au fond de la vallée,
Plus heureuse que lui, j’entendrai ses regrets.
Lentement
, des coteaux je le verrai descendre ;
Quand il croira ses pas et ses v
æux superflus,
Il pleurera ! ses pleurs rafraîchiront ma cendre :
Enchaînée à ses pieds, je ne le fuirai plus.
Je ne le fuirai plus ! je l’entendrai
; mon ame,
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310 ÉLÉGIES.

Brûlante autour de lui
, vondra sécher ses pleurs ;
Et ce timide accent
, qui trahissait ma flamme,
Il le reconnaîtra dans le doux bruit des fleurs.
Oh ! qu’il trouve un rosier mourant et solitaire !
Qu’il y cherche mon souffle et l’attire en son sein !
Qu’il dise : « C’est pour
moi qu’il a quitté la terre :
«
Ses parfums sont à moi, ce n’est plus un larcio. »
Qu’il dise : « Un jour à peine il a bordé la rive ;
Son vert tendre égayait le limpide miroir ;
Et ses feuilles déjà, dans l’onde fugitive,
Tombent. Faible rosier, tu n’as pas vu le soir ! »
Alors, peut-
être, alors l’hirondelle endormie,
A la voix d’un amant qui pleure son amie,
S’échappera du sein des parfums précieux,
Emportant sa prière et ses larmes aux cieux.
Alors, rêvant aux biens que ce monde nous donne,
Il laissera tomber sur le froid monument
Les rameaux affligés dont la gloire environne

ÉLÉGIES. 311

Son front triste et charmant.
Alors je resterai seule, mais consolée,
Les vents respecteront l’empreinte de ses pas.
Déjà je voudrais être au fond de la vallée ;
Déjà je l’attendrais...... Dieu ! s’il n’y venait pas !

  Première version
¤ÉLÉGIE.
PEUT-ÊTRE un jour sa voix tendre et voilée
M’appellera sous de jeunes cyprès
:
Cachée alors au fond de la vallée,
Plus heureuse que lui, j’entendrai ses regrets.
Lentement
des coteaux je le verrai descendre ;
Quand il croira ses pas et ses v
œux superflus,
Il pleurera ! ses pleurs rafraîchiront ma cendre :
Enchaînée à ses pieds, je ne le fuirai plus.
Je ne le fuirai plus ! je l’entendrai
. Mon âme
Brûlante autour de lui
voudra sécher ses pleurs,
Et ce timide accent
qui trahissait ma flamme,
Il le reconnaîtra dans le doux bruit des fleurs.
Oh ! qu’il trouve un rosier mourant et solitaire !
Qu’il y cherche mon souffle et l’attire en son sein !
Qu’il dise : « C’est pour
moi qu’il a quitté la terre;
»
Ses parfums sont à moi, ce n’est plus un larcin. »
Qu’il dise : « Un jour à peine il a bordé la rive ;
Son vert tendre égayait le limpide miroir ;
Et ses feuilles déjà, dans l’onde fugitive,
Tombent. Faible rosier, tu n’as pas vu le soir. »
Alors, peut-
être, alors l’hirondelle endormie,.
A la voix d’un amant qui pleure son amie,
S’échappera du sein des parfums précieux,
Emportant sa prière et ses larmes aux cieux.
Alors, rêvant aux biens que ce monde nous donne,
Il laissera tomber sur le froid monument
Les rameaux affligés dont la gloire environne

Son front triste et charmant.
Alors je resterai seule, mais consolée,
Les vents respecteront l’empreinte de ses pas.
Déjà je voudrais être au fond de la vallée ;
Déjà je l’attendrais...... Dieu ! s’il n’y venait pas !
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