Deuxième version
¤ÉLÉGIE.
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’étais à toi peut-être avantdet’avoir vu.
Ma vie, en se formant, fut promise à la tienne ;
Ton nom m’en avertit par un trouble imprévu,
Ton
ame s’y cachait pour éveiller la mienne.
Je l’entendis un jour et je perdis la voix ;
Je l’écoutai long-temps, j’oubliai de répondre.
Mon être avec le tien venait
de se confondre ;
Je
crus qu’on m’appelait pourla première fois.
Savais-tu ce prodige
? Eh bien, sans te connaître,
286 ÉLÉGIES.

J’ai deviné par lui
mon amant et mon maître,
Et
je le reconnus dans tes premiers accens,
Quand tu vins éclairer
mes beaux jours languissans.
Ta
voix me fit pâlir, et mes yeux se baissèrent;
Dans
un regard muet nos ames s’embrassèrent;
Au fond de ce regard ton nom se révéla,
Et
sans le demander j’avais dit : Le voilà !
Dès
-lors il ressaisit mon oreille étonnée ;
Elle y devint soumise, elle y fut enchaînée.
J’exprimais par luiseul mes. plus doux sentimens;
J
e l’unissais au mien pour signermes sermens,
Je le lisais partout, ce nom rempli de charmes,
Et je
versais des larmes :
D’un éloge enchanteur toujours environné,
A mes yeux éblouis il s’offrait couronné.
Je l’écrivais..
, bientôt je n’osaiplus l’écrire,
Et
mon timide amour le changeait en sourire.
Il me
cherchait la nuit, ilberçait mon sommeil;
ÉLÉGIES. 287

Il résonnait encore autour de mon réveil ;
Il err
it dans mon souffle, et, lorsque je soupire,
C’est lui
quimecaresse et que mon cœur respire.
Nom chéri! nom charmant! oracle de
mon sort !
Hélas
! que tu me plais, que ta grâce metouche !
Tu m’annonças la vie ; et,
mêlé dans la mort,
Comme un dernier baiser tu fermeras
mabouche.

  Première version
¤ÉLÉGIE.
J’étais à toi peut-être avant de t’avoir vu.
Ma vie, en se formant, fut promise à la tienne ;
Ton nom m’en avertit par un trouble imprévu,
Ton
âme s’y cachait pour éveiller la mienne.
Je l’entendis un jour et je perdis la voix ;
Je l’écoutai long-temps, j’oubliai de répondre.
Mon être avec le tien venait
de se confondre,
Jc
crus qu’on m’appelait pour la première fois.
Savais-tu ce prodige
? Eh bien, sans te connaître
J’ai deviné par lui
mon amant et mon maître ;
Et
je le reconnus dans tes premiers accens,
Quand tu vins éclairer
mes beaux jours languissans.
Ta
voix me fit pâlir, et mes yeux se baissèrent ;
Dans
un regard muet nos âmes s’embrassèrent ;
Au fond de ce regard ton nom se révéla,
Et
sans le demander j’avais dit : Le voilà !
Dès
lors il ressaisit mon oreille étonnée ;
Elle y devint soumise, elle y fut enchaînée.
Comme un timbre vivant, l’écho du souvenir
Appelait
par ton nom l’écho de l’avenir.
Je le lisais partout, ce nom rempli de charmes,
Et je
le relisais, et je versais des larmes.
D’un éloge enchanteur toujours environné,
A mes yeux éblouis il s’offrait couronné.
Je l’écrivais..
.... bientôt je n’osai plus l’écrire,
Et
mon timide amour le changeait en sourire.
Il me
cherchait la nuit, il berçait mon sommeil;
Il résonnait encore autour de mon réveil ;
Il err
ait dans mon souffle, et lorsque je soupire
C’est lui
quime caresse et que mon cœur respire.
Nom chéri! nom charmant! oracle de
mon sort !
Hélas
! que tu meplais, que ta grâce me touche !
Tu m’annonças la vie ; et,
mêlé dans la mort,
Comme un dernier baiser tu fermeras
ma bouche.
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