Deuxième version
¤LE PRESSENTIMENT.
1.
24

LE PRESSENTIMENT.
’est en vain que l’on nomme erreur
Cette secrète intelligence,
Qui, portant la lumière au fond de notre c
our,.
Sur des maux ignorés nous fait gémir d’avance.
C’est l’adieu d’un bonheur prêt à s’évanouir ;
C’est un subit effroi dans une
ame paisible ;
Enfin, c’est pour l’être sensible

Le fantôme de l’avenir.
Pressentiment, dont
j’éprouvai l’empire,
280 ÉLÉGIES.

Oh ! qui peut résister à tes vagues douleurs ?
Encore enfant
, tu m’as coûté des pleurs,
Et
de mon front joyeux tu chassas le sourire.
Oui, je t’ai vu
, couvert d’un voile noir,
Aux plus beaux jours demon jeune
âge ;
Tu formas le premier nuage

Qui des beaux jours lointains enveloppa l’espoir.
Tout m’agitait encor d’une innocente ivresse
;
Tout
brillait à mes yeux desplus vives couleurs ;
Et
je voyais la riante jeunesse
Accourir en dansant pour
mejeter des fleurs.
Au sein de mes chères compagnes,
Courant dans les vertes campagnes,
Frappant
l’air de nos doux accens,
Qui pouvait attrister
mes sens ?
Comme
les fauvettes légères
Se rassemblent dans
les bruyères,
ÉLÉGIES. 28
,
La saison des fleurs et des jeux

Rassemblait notre essaim joyeux.
Un jour, dans ces jeux pleins de charmes,
Je cessai tout
-à- coup de trouver le bonheur;
J’ignorais qu’il fût une erreur,
Et
pourtant je versai des larmes!
En revenant je ralentis mes pas ;
Je remarquai du jour le feu prêt à s’éteindre,
Sa chute à l’horizon, qu’il regrettait d’atteindre
;
Mes compagnes dansaient..
. moi, je ne dansai pas.
Un mois après
, j’errai dans ce lieu solitaire ;
Hélas ! ce n’était plus pour y chercher des fleurs
:
La mort m’avait
appris le secret demes pleurs,
Et
j’étais seule au tombeau de ma mère !

ÉLÉGIE.

  Première version
¤LE PRESSENTIMENT.
C’est en vain que l’on nomme erreur
Cette secrète intelligence,
Qui, portant la lumière au fond de notre c
æur,
Sur des maux ignorés nous fait gémir d’avance.
C’est l’adieu d’un bonheur prêt à s’évanouir ;
C’est un subit effroi dans une
âmepaisible ;
Enfin, c’est pour l’être sensible

Le fantôme de l’avenir.
Pressentiment, dont
j’éprouvai l’empire,
Oh ! qui peut résister à tes vagues douleurs ?
Encore enfant
tu m’as coûté des pleurs,
Et
de mon front joyeux tu chassas le sourire.
Oui, je t’ai vu
couvert d’un voile noir,
Aux plus beaux jours demon jeune
âge ;
Tu formas le premier nuage

Qui des beaux jours lointains enveloppa l’espoir.
Tout m’agitait encor d’une innocente ivresse
:
Tout
brillait à mes yeux des plus vives couleurs ;
Et
je voyais la riante jeunesse
Accourir en dansant pour
me jeter des fleurs.
Au sein de mes chères compagnes,
Courant dans les vertes campagnes,
Frappant
l’air de nos doux accens,
Qui pouvait attrister
mes sens ?
Comme
les fauvettes légères
Se rassemblent dans
les bruyères,
La saison des fleurs et des jeux

Rassemblait notre essaim joyeux.
Un jour, dans ces jeux pleins de charmes,
Je cessai tout
à coup de trouver le bonheur.
J’ignorais qu’il fût une erreur,
Et
pourtant je versai des larmes ;
En revenant je ralentis mes pas ;
Je remarquai du jour le feu prêt à s’éteindre,
Sa chute à l’horizon, qu’il regrettait d’atteindre
;
Mes compagnes dansaient..
... moi, je ne dansai pas.
Un mois après
j’errai dans ce lieu solitaire ;
Hélas ! ce n’était plus pour y chercher des fleurs
.
La mort m’avait
appris le secret de mes pleurs,
Et
j’étais seule au tombeau de ma mère!
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