Deuxième version
¤LA DOULEUR.

LA DOULEUR.
.
ALI
SU
11111711) JASPIS26110118 1191111111111’!
Ya t óll2016 siagaszob 1911929’jeussen,
OMBRE douleur, dégoûtdu monde, i
Fruit amer de l’adversité,
’, si-tibi, JOTE,41812
Où l’
ameanéantie, en sa chute profonde,
Rêve à peine à l’éternité,
Soulève ton poids qui m’opprime,
Dieu l’ordonne
; un moment laisse-moi respirer.,
Ah
! si le désespoir à ses yeux est un crime,
Laisse-moi donc la force d’espérer !
Si dès
mes jeunes ans j’ai repoussé la vie,
23
266 ÉLÉGIES.

Si la mélancolie enveloppa
mes jours,
Sil’a
mitié, si les amours,
M’ont attristée autant qu’il m’avaientasservie ;
Si
déjà mon printemps n’est qu’un froid souvenir,
Sila mort a soufflé
sur une jeune flamme
Qui vient, en s’éteignant, d’éteindre aussimon am
e,
Laisse-moi
vivre au moins dans un autre avenir !
Laisse-moi respirer, désespoir d’une mère
;
Dieu l’ordonne, Dieu parle à mon c
oeur éperdu.
« Suis
mon arrêt, dit-il, reste encor sur la terre.’».
S’il ne venait de Dieu, serait-il entendu ?
i
Mais
, vers l’éternité, quand cette amebrûlante.
S’envolera, baignée encor de
pleurs,... !
Délivrée à jamais d’une chaîne accablante,
’''.
Je reverrai
mon fils : quel prix de mes douleurs !
Éternité consolante ou terrible !
Pour le
méchant, c’est l’enfer, c’est son cæur;
ÉLÉGIES. 267

Mais pour l’être innocent,
malheureux et sensible,
C’est le repos, c’est le bonheur
!
O Dieu ! quand de mon fils sonna l’heure suprême,
Un doute affreux ne m’a pas fait frémir
:
Non, cet �
tre charmant, au sein de la mortmême,
N’a fait que s’endormir.
O tendresse ! ô douleur ! �
sublime mélange !
Ses yeux remplis d’amour se ferment sur
mes yeux ;
Je m’attache à son corps... Ce n’était plus qu’un ange

Qui s’envolait aux cieux.

LES DEUX MÈRES.

  Première version
¤LA DOULEUR.
SOMBRE douleur, dégoût du monde,
Fruit amer de l’adversité,

Où l’
âme anéantie, en sa chute profonde,
Rêve à peine à l’éternité,
Soulève ton poids qui m’opprime,
Dieu l’ordonne
; un moment laisse-moi respirer.
Ah
! si le désespoir à ses yeux est un crime,
Laisse-moi donc la force d’espérer !
Si dès
mes jeunes ans j’ai repoussé la vie ;
Si la mélancolie enveloppa
mes jours ;
Si l’A
mitié, la Gloire, les Amours,
Ontattristé mon âme à leur culte asservie ;
Si
déjà mon printemps n’est qu’un froid souvenir ;
Si la Mort
sur l’objet que ma douleur célèbre
A baissé son rideau funèbr
e,
Laisse-moi
vivre au moins dans un autre avenir !
Et si pendant cinq ans cet objet adorable
De mes jours languissans ranima l
e flambeau ;
Si sa beauté, si sa grâce ineffable
Est aujourd’hui la proie et l’orgueil du tombeau ;

Laisse-moi respirer, désespoir d’une mère
,
Dieu l’ordonne, Dieu parle à mon c
æur éperdu.
« Suis
mon arrêt, dit-il, reste encore sur la terre. »
S’il ne venait de Dieu, serait-il entendu ?

Mais
vers l’éternité quand mon âme brûlante
S’envolera, baignée encor de
pleurs,
Délivrée à jamais d’une chaîne accablante,

Je reverrai
mon fils. Quel prix de mes douleurs!
·
Éternité consolante et terrible ;
Pour le
méchant, c’est l’enfer, c’est son coeur.
Mais pour l’être innocent,
malheureux et sensible,
C’est le repos, c’est le bonheur
!
O Dieu ! quand de mon fils sonna l’heure suprême,
Un doute affreux ne m’a pas fait frémir
.
Non, cet �
tre charmant, au sein de la mort même,
. N’a fait que s’endormir.
O tendresse ! ô douleur ! �
sublime mélange!
Ses yeux remplis d’amour se ferment sur
mes yeux;
Je m’attache à son corps... Ce n’était plus qu’un ange

Qui s’envolait aux cieux.
Il semble que votre navigateur par défaut ne supporte pas ce logiciel.


Pour remédier à cela procédez comme suit :

1. Téléchargez une copie de Mozilla Firefox ou de Google Chrome.

2. Ouvrez une fenêtre du navigateur que vous venez de télécharger.

3. Ouvrez le disque et glissez-déposez le fichier index.html sur la fenêtre du navigateur.