Deuxième version
¤A DÉLIE.
I
. 19.

A DÉLIE.
ui ! cette plainte échappe à ma douleur :
Je le sens, vous m’avez perdue.
Vous avez, malgré
moi, disposé demon cour;
Et
du vôtre jamais je nefus entendue.
1 Ah ! que vous mefaites haïr
Cette feinte amitié qui coûte tantde larmes !
Je n’étais point jalouse de vos charmes,
Cruelle !
de quoi donc vouliez-vousmepunir ?
224 ÉLÉGIES.
Vos
succès merendaient heureuse ;
Votre bonheur me
tenait lieu du mien ;
Et quand je vous voyais attristée ou rêveuse,
Pour vous distraire encor j’oubliais
mon chagrin.
Mais
, ce perfide amantdont j’évitais l’empire,
Que vous
avez instruit dans l’art demeséduire,
Qui
trompa ina raison par des accens si doux,
Je le hais encor plus que vous.
Par quelle cruauté me l’avoir fait connaître ?
Par quel
affreux orgueilvoulut-il mecharmer ?
Ah ! si l’ingrat ne peut
aimer,
; A quoisert l’amour qu’il fait naître ?
Je l’ai prévu, j’ai voulu fuir ;
L’Amour jamais n’eut de
moi que des larmes :
. Vous avez ri de mes alarmès,
Et vous
riez encor quand je mesensmourir !
Grâce à vous, j’ai perdu le repos de
ma vie :
ÉLÉGIES.
225

Votre imprudence a causé mon malheur,
Et vous m’avez ravi jusques à la douceur
De pleurer avec
mon amie !
Laissez-moi seule avec mon désespoir,
Vous ne
pouvez me plaindre ni m’entendre ;
Vous causez la douleur, sansmême la comprendre ;
A quoi
me servirait de vous la laisser voir ?
Victime d’un amant, par vous-même trahie,
.
J’abhorre l’Amitié, je la fuis sans retour ;
Et je vois, à sa perfidie,
Que l’ingrate est seur de l’Amour
,

  Première version
¤A DÉLIE.
I
II.
O
ui ! cette plainte échappe à ma douleur :
Je le sens, vous m’avez perdue.
Vous avez, malgré
moi, disposé de mon cour;
Et
ce coeur contre moi vous a trop défendue.
Ah ! que vous me faites haïr Cette feinte amitié qui coûte tant de larmes !
Je n’étais point jalouse de vos charmes,
Cruelle !
de quoi donc vouliez-vousme punir ?
Vos succès merendaient heureuse ;
Votre bonheur me
tenait lieu du mien ;
Et quand je vous voyais attristée ou rêveuse,
Pour vous distraire encor j’oubliais
mon chagrin.
Mais
ce perfide amant dont j’évitais l’empire,
Que vous
avez instruit dans l’art de me séduire,
Qui
trompa ma raison par des accens si doux,
Je le hais encor plus que vous.
Par quelle cruauté me l’avoir fait connaître ?
Par quel
affreux orgueil voulut-il me charmer ?
Ah ! si l’ingrat ne peut
aimer,
A quoi sert l’amour qu’il fait naître ?
ÉLÉGIES.

Je l’ai prévu, j’ai voulu fuir ;
L’Amour jamais n’eut de
moi que des larmes :
Vous avez ri de mes alarmes,
Et vous
riez encor quand je me sens mourir !
Grâce à vous, j’ai perdu le repos de
ma vie :
Votre imprudence a causé mon malheur,
Et vous m’avez ravi jusques à la douceur
De pleurer avec
mon amie !
Laissez-moi seule avec mon désespoir,
Vous ne
pouvez me plaindre ni m’entendre ;
Vous causez la douleur, sansmême la comprendre ;
A quoi
me servirait de vous la laisser voir ?
Victime d’un amant, par vous-même trahie,

J’abhorre l’Amitié, je la fuis sans retour ;
Et je vois, à sa perfidie,
Que l’ingrate est seur de l’Amour
.
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