Deuxième version
¤L’INCONSTANCE.
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L’INCONSTANCE
.
INCONSTANCE, affreux sentiment,
Je t’implorais, je te déteste.
Si d’un nouvel amour tu me fais un tourment,
N’est-ce pas ajouter au tourment qui
mereste ?
Pour
mevenger d’un cruel abandon,
Offre un autre secours à ma fierté confuse
.
Tu flattes
mon orgueil, tu séduis maraison ;
Mais
mon coeur est plus tendre, il échappe à ta ruse.
Oui, prête à m’engager en de nouveaux liens,

17.
198
ÉLÉGIES
.

Je tremble d’être heureuse, et je verse des larmes ;
Oui, je sens que
mespleursavaientpour moides charmes,
Et que
mesmaux étaient mes biens:
Si tu veux m’égarer dans
l’amour que j’inspire,
Si tu ne veux changer ton ivresse en remords,
Arrache donc
mon ame à ses premiers transports,
A ce tourment aimé
que rien ne peutdécrire.
Me
sera -t-il payé, même par le bonheur?
Pour
le goûter jamais mon ameest trop sensible:
Je la donne au plaisir ; une pente invincible

La ramène vers la douleur.

Comme un rêvemélancolique,
Le souvenir de mes amours

Trouble
mes nuits, voilemes jours.
. Il est éteint ce feu, ce charmeunique,
Éteint par toi, cruelle
! En vain, à mes genoux,
Tu promets d’enchaîner un amant
plus aimable,
ÉLÉGIES.
199
Ce c
our blessé, dont l’amour est jaloux,
Donne encore un regret, un soupir au coupable.
.
Qu’il m’était cher ! que je l’aimais !
Que par un doux empire il m’avait asservie !
Ah ! je devais l’aimer toute ma
vie,
Ou ne le voir jamais !
Que
méchamment il m’a trompée !
Se peut-
il que son ame en fût préoccupée,
Quand je donnais à son bonheur

Tous les battemens de mon c
oeur !
Dieu ! comment se peut-il qu’une bouche si tendre

Par un charme
imposteur égare la vertu ?
Si ce n’est dans l’amour, où pouvait-il le prendre,
Quand il disait :
« Je t’aime; m’aimes-tu ? »
O fatale inconstance ! ô tourment
de mon ame!
Qu’as-tu fait de la sienne, et qu’as-tu fait demoi?

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ÉLÉGIE.
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Non, ce n’est pas l’Amour, ce n’est pas lui, c’est toi

Qui de nos jours heureux a désuni la fla
nıme.
Je ne pouvais le croire : un triste étonnement

Au cour le plus sensible ôtait le sentiment.
Mes pleurs se desséchaient à leur source brûlante,
· J’étais pâle,mourante ;
Mes yeux désenchantés repoussaient
l’avenir ;
Tout semblait m’échapper, tout, jusqu’au souvenir.
Mais il revient, rien ne l’efface
;
La douleur en fuyant laisse encore une trace.
Si tu m’as vue un jour me troubler à ta voix,
C’est
que tu l’imitais, cet accent que j’adore :
Oui, cet accent me trouble encore,
Et
mon cœur fut créé pour n’aimer qu’une fois.
ÉLÉGIE.

  Première version
¤L’INCONSTANCE.
INCONSTANCE, affreux sentiment,
Je t’implorais, je te déteste.
Si d’un nouvel amour tu me fais un tourment,
N’est-ce pas ajouter au tourment qui
me reste?
Pour
me venger d’un cruel abandon,
Offre un autre secours à ma fierté confuse
;
Tu flattes
mon orgueil, tu séduis ma raison ;
Mais
mon coeur est plus tendre, il échappe à ta ruse.
Oui, prête à m’engager en de nouveaux liens,

Je tremble d’être heureuse, et je verse des larmes ;
Oui, je sens que
mes pleurs avaient pour moides charmes,
Et que
mes maux étaient mes biens.
Si tu veux m’égarer dans
l’amour que j’inspire,
Si tu ne veux changer ton ivresse en remords,
Arrache donc
mon âme à ses premiers transports,
A ce tourment aimé
que rien ne peut décrire.
Me
sera-t-il payé, même par le bonheur ?
Pour
le goûter jamais mon âme est trop sensible ;
Je la donne au plaisir ; une pente invincible
.
La ramène vers la douleur.

ÉLÉGIES.

Comme un rêve mélancolique,.
Le souvenir de mes amours

Trouble
mes nuits, voile mes jours.
Il est éteint ce feu, ce charme unique,
Éteint par toi, cruelle
.
En vain à mes genoux
Tu promets d’enchaîner un amant
plus aimable,
Ce c
æur blessé, dont l’amour est jaloux,
Donne encore un regret, un soupir au coupable.

Qu’il m’était cher ! que je l’aimais !
Que par un doux empire il m’avait asservie !
Ah ! je devais l’aimer toute ma
vie,
Ou ne le voir jamais !
Que
méchamment il m’a trompée !
Se peut-
il que son âme en fût préoccupée,
Quand je donnais à son bonheur

Tous les battemens de mon c
øur !
Dieu ! comment se peut-il qu’une bouche si tendre

Par un charme
imposteur égare la vertu ?
Si ce n’est dans l’amour, où pouvait-il le prendre,
Quand il disait :
Je t’aime; m’aimes-tu ?
O fatale inconstance ! ô tourment
demon âme!
Qu’as-tu fait de la sienne, et qu’as-tu fait demoi?

Non, ce n’est pas l’Amour, ce n’est pas lui, c’est toi

Qui de nos jours heureux a désuni la fla
mme.
Je ne pouvais le croire : un triste étonnement

Au cour le plus sensible ôtait le sentiment.
Mes pleurs se desséchaient à leur source brûlante,
Mon sang ne coulait plus ; j’étais pâle, mourante ;
Mes yeux désenchantés repoussaient
l’avenir :
Tout semblait m’échapper, tout, jusqu’au souvenir.
Mais il revient, rien ne l’efface
;
La douleur en fuyant laisse encore une trace.
Si tu m’as vue un jour me troubler à ta voix,
C’est
que tu l’embellis d’un accent que j’adore.
Oui, cet accent me trouble encore,
Et
mon cœur fut créé pour n’aimer qu’une fois.
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