Deuxième version
¤LE RUBAN. ·

LE RUBAN.
AY
D E
TTE couleur, autrefois adorée,
Ne doit plus être
macouleur;
Elle blesse mes yeux, elle attriste mon c
oeur’,
En retraçant l’espoir qui m’avait égarée.
Pour un objet plus frivole que moi,
Reprenez ce lien qui
n’a rien dedurable ;
Celui qui m’enchaîna long-temps sous votre loi

Neme
parut que trop aimable !
Il est brisé par vous, et brisé sans retour
:
178 ÉLÉGIES
.

Faut-il en rappeler le souvenir pénible
?
Oubliez que je fus sensible,
Je l’oublîrai peut-
être un jour.
Je pardonne à votre inconstance

Les maux qu’elle m’a fait souffrir
;
Leur excès m’en a su guérir :
C’est à votre abandon que je dois l’existence.
J’ai repris le serment d’être à vous
pour toujours;
Mais
mon ameun instantfut unie à la vôtre,
Et, je le sens, jamais un autre

N’aura
mes veux, ne fera mes beaux jours.
Ces jours consacrés à vous plaire,
Ces v
oeux, si tendres et sidoux,
Et
toujours inspirés par vous,
Désormais qu’en pourrai-je faire ?
Aime-t-on dès qu’on veut aimer
?
Si je trouve un amant plus fidèle et plus tendre,

ÉLÉGIES. 179

Mieux que vous il saura m’entendre
;
Mais comme vous saura
-t-il me charmer ?
Pourquoi feignez-vous de le croire
?
Vous offensez l’amour, en accusant mon c
oeur :
Ah ! cet amour eût fait ma gloire,
S’il avait fait votre
bonheur !
Votre bonheur, hélas! sera d’être volage
;
Vous
séduirez encor dès qu’on vous entendra ;
Vous ferez le tourment de qui vous aimera ;
Et de vous, en fuyant, j’ai gardé cette image :
« Aussi léger que prompt
à s’enflammer,
De l’amour en riant il inspire l’ivresse ;
«
Mais pourquoi, quand son amour cesse,
« Ne cesse-t-on pas de l’aimer ? »
  Première version
¤LE RUBAN.
CE
TTE couleur, autrefois adorée,
Ne doit plus être
ma couleur ;
Elle blesse mes yeux, elle attriste mon c
œur,
En retraçant l’espoir qui m’avait égarée.
Pour un objet plus frivole que moi,
Reprenez ce lien qui
n’a rien de durable ;
Celui qui m’enchaîna long-temps sous votre loi

Ne me
parut que trop aimable !
Il est brisé par vous, et brisé sans retour
;
Faut-il en rappeler le souvenir pénible
!
Oubliez que je fus sensible,
Je l’oublîrai peut-
être un jour !
Je pardonne à votre inconstance

Les maux qu’elle m’a fait souffrir
;
Leur excès m’en a su guérir :
C’est à votre abandon que je dois l’existence.
J’ai repris le serment d’être à vous
pour toujours ;
Mais
mon âme un instant fut unie à la vôtre ;
Et, je le sens, jamais un autre

N’aura
mes væux, ne fera mes beaux jours.
Ces jours consacrés à vous plaire,
Ces v
eux, si tendres et si doux,
Et
toujours inspirés par vous,
Désormais qu’en pourrai-je faire ?
Aime-t-on dès qu’on veut aimer
?
Si je trouve un amant plus fidèle et plus tendre,

Mieux que vous il saura m’entendre
;
Mais comme vous saura
-t-il mecharmer?
Pourquoi feignez-vous de le croire
?
Vous offensez l’amour, en accusant mon c
œur ;
Ah ! cet amour eût fait ma gloire,
S’il avait fait votre
bonheur !
Votre bonheur, hélas! sera d’être volage
;
Vous
séduirez encor dès qu’on vous entendra ;
Vous ferez le tourment de qui vous aimera ;
Et de vous, en fuyant, j’ai gardé cette image :
« Aussi léger que prompt
à s’enflammer,
De l’amour, en riant, il inspire l’ivresse;
Mais pourquoi, quand son amour cesse,
- Ne cesse-t-on pas de l’aimer ! »

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