Deuxième version
¤LA JEUNE ÉPOUSE.

LA JEUNE ÉPOUSE.
C LIv
e je suis heureuse avec toi!
Que
mon ame est contente, et quema vie estpure !
Ainsi coule un ruisseau sous le ciel qui
l’azure ;
Ainsi devrait couler le règne d’un bon roi.
Je voudrais en voir un, s’il en est. Mais qu’importe ?
Ce n’est pas aux bergers d’en approcher jamais.
Aux champs, du Roides rois nous sentons les bienfaits ;
Les autres n’y vont
pas, le torrent les emporte ;
Il m’effraie. Ah ! laissons le cours de nos beaux ans

70 IDYLLES.

Se perdre sans éclat dans une paix profonde.
Tu crains le bruit, je crains le monde
;
Et l’écho me déplaît
, s’il n’a pas tes accens.
Mais que j’aime à l’entendre au loin dans la prairie,
Dès qu’il vient m’annoncer le déclin d’un beau jour,
Qu’il m’apporte ces mots avec ta voix chérie :
Voici la nuit, voici l’Amour !
Au-devant
de tes pas je mejette dans l’ombre ;
Je demeure attachée à tes bras caressans
;
Et,
dans nos transports ravissans,
Je ne sais s’il fait jour, s’il est tard, s’il fait sombre :
Il fait beau. Tout est calme, et je vois dans ton c
æur ;
Je sens que ton regard est plongé dansmon
ame;
Mes soupirs l’ont mêlée à ton souffle de flamme,
Et
nous avons tous deux exprimé le bonheur.
Le bonheur
!... Quand le ciel nous en donna le gage,
Le ciel en avait fait ton portrait gracieux ;
Mais, comme
un jeune oiseau s’envole avant l’orage,
IDYLLES,

L’ange, avant de souffrir, s’envola dans les cieux ! »
Voilà comment parlait une bergère,
Heureuse épouse et malheureuse mère.
« Son plus doux rêve est, dit- elle, un miroir,
Où chaque nuit un ange vient se voir.
Du jeune époux l’espérance craintive

Confie à Dieu sa prière naïve,
Et le baiser du soir, qui charme
les douleurs,
Unit
leur ame, et s’éteint dans les pleurs. »

  Première version
¤LA JEUNE ÉPOUSE.
« Que je suis heureuse avec toi!
Que
mon âme est contente, et que ma vie est pure !
Ainsi coule un ruisseau sous le ciel qui
l’azure ;
Ainsi devrait couler le règne d’un bon roi.
Je voudrais en voir un, s’il en est. Mais qu’importe ?
Ce n’est pas aux bergers d’en approcher jamais.
Aux champs, du Roides rois nous sentons les bienfaits ;
Les autres n’y vont
pas, le torrent les emporte ;
Il m’effraie. Ah ! laissons le cours de nos beaux ans

Se perdre sans éclat dans une paix profonde.
Tu crains le bruit, je crains le monde
;
Et l’écho me déplaît
s’il n’a pas tes accens.
Mais que j’aime à l’entendre au loin dans la prairie,
Dès qu’il vient m’annoncer le déclin d’un beau jour,
Qu’il m’apporte ces mots avec ta voix chérie :
Voici la nuit, voici l’Amour !
Au-devant
de tes pas je me jette dans l’ombre ;
Je demeure attachée à tes bras caressans
;
Et,
dans nos transports ravissans,
Je ne sais s’il fait jour, s’il est tard, s’il fait sombre :
Il fait beau. Tout est calme, et je vois dans ton c
œur ;
Je sens que ton regard est plongé dansmon
âme;
Mes soupirs l’ont mêlée à ton souffle de flamme,
Et
nous avons tous deux exprimé le bonheur.
Le bonheur
!... Quand le ciel nous en donna le gage
Le ciel en avait fait ton portrait gracieux ;
Mais, comme
un jeune oiseau s’envole avant l’orage,
L’ange, avant de souffrir, s’envola dans les cieux ! »
Voilà comment parlait une bergère,
Heureuse épouse et malheureuse mère.
Son plus doux rêve est, dit-elle, un miroir
Où chaque nuit un ange vient se voir.
Du jeune époux l’espérance craintive

Confie à Dieu sa prière naïve,
Et le baiser du soir, qui charme
les douleurs,
Unit
leur âme, et s’éteint dans les pleurs.
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