Deuxième version
¤LE RETOUR AUX CHAMPS.
1.
5.

RETOUR AUX CHAMPS.
LE
UE
ce lieu me semble attristé !
Tout a changé
dans la nature ;
Le printemps n’a plus de verdure
;
Le
bocage est désenchanté!
Autrefois
, l’onde fugitive
Arrosait, en courant, les cailloux et les fleurs
:
Je ne vois qu’un roseau languissant sur la rive,
Et
mes yeux se couvrent de pleurs !
56 IDYLLES..

Hélas! on a changé ta course,
Ruisseau
, de l’inconstance on te fait une loi,
Et
je n’espère plus retrouver à ta source
Les sermens emportés par toi.
Ah ! si pour rafraîchir une
ame désolée
Il suffit d’un doux souvenir,
Ruisseau ! pour ranimer l’herbe de la vallée,
Parfois n’y peu
t-tu revenir?
J’entends du vieux berger la plaintive
musette ;
Mais qu’est devenu le troupeau ?
Sous
l’empire de sa houlette,
Il n’a plus même
un innocentagneau.
Tout en rêvant il gravit la montagne ;
Il traîne avec effort son âge et son ennui
:
Les moutons ont quitté la stérile campagne;
Le chien est resté près de lui.
Mais que sa peine est facile et légère
!
IDYLLES.
Du
bonheur quin’est plus il n’a pointà rougir;
Sans trouble, sur un lit de
mousse ou de fougère,
Quand la nuit vient, il peut
dormir.
Que de riches pasteurs lui
porteraient envie !
Combien voudraient
donner lesplusnombreuxtroupeaux,
La houlette, la bergerie,
Pour une
nuit d’un doux repos.
Et
moi, d’amis aussi je fus environnée ;
Mon avenir alors était brillant et sûr.
Vieux berger, comme toi je suis abandonnée ;
Le
songe est dissipé ;mais le réveil est pur !
Me
voici devant la chapelle
mon coeur sans détour jura ses premiers veux :
Déj�
�mon cœur n’est plus heureux,
Mais à ses v
oeux trahis il est encor fidèle.
IDYLLES
.
J’y vins offrir, l’autre printemps,
Une fraîche couronne, aujourd’hui
desséchée.
Cette chapelle,
hélas ! dansles ronces cachée,
N’est-elle plus l’amour des simples
habitans?
Seule, j’y ferai ma prière :
Mon sort, je le sais trop, me
défend d’espérer;
Eh bien ! sans espérance, à genoux sur la pierre,
J’aurai du moins la douceur de pleurer.
  Première version
¤LE RETOUR AUX CHAMPS.
Que ce lieu me semble attristé !
Tout a changé
dans la nature :
Le printemps n’a plus de verdure
:
Le
bocage est désenchanté !
Autrefois
l’onde fugitive
Arrosait, en courant, les cailloux et les fleurs
.
Je ne vois qu’un roseau languissant sur la rive,
Et
mes yeux se couvrent de pleurs !
Hélas! on a changé ta course,
Ruisseau
; de l’inconstance on te fait une loi,
Et
je n’espère plus retrouver à ta source
Les sermens emportés par toi.
Ah ! si pour rafraîchir une
âme désolée,
Il suffit d’un doux souvenir,
Ruisseau ! pour ranimer l’herbe de la vallée,
Parfois n’y peu
x-tu revenir ?
J’entends du vieux berger la plaintive
musette ;.
Mais qu’est devenu le troupeau ?
Sous
l’empire de sa houlette
Il n’a plus même
un innocent agneau.
Tout en rêvant il gravit la montagne ;
Il traîne avec effort son âge et son ennui
:
Les moutons ont quitté la stérile campagne;
Le chien est resté près de lui.
Mais que sa peine est facile et légère
!
Du
bonheur qui n’est plus il n’a point à rougir ;.
Sans trouble, sur un lit de
mousse ou de fougère,
Quand la nuit vient, il peut
dormir.
Que de riches pasteurs lui
porteraient envie !
Combien voudraient
donner les plus nombreux troupeaux,
La houlette, la bergerie,
Pour une
nuit d’un doux repos.
Et
moi, d’amis aussi je fus environnée ;
Mon avenir alors était brillant et sûr.
Vieux berger, comme toi je suis abandonnée ;
Le
songe est dissipé;mais le réveil est pur !
Me
voici devant la chapelle
mon coeur sans détour jura ses premiers vœux :
Déj�
mon cœur n’est plus heureux,
Mais à ses v
eux trahis il est encor fidèle.
J’y vins offrir, l’autre printemps,
Une fraîche couronne, aujourd’hui
desséchée.
Cette chapelle,
hélas! dans les ronces cachée,
N’est-elle plus l’amour des simples
habitans?
Seule, j’y ferai ma prière :
Mon sort, je le sais trop, me
défend d’espérer :
Eh bien ! sans espérance, à genoux sur la pierre,
J’aurai du moins la douceur de pleurer.
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