Deuxième version
¤LA NUIT.
Viens
!le jour va s’éteindre...il s’efface, et je pleure.
N’as-tu pas entendu ma
voix ? Écoute l’heure ;
C’est ma voix qui te nomme et t’accuse tout bas
;
C’est l’Amour qui t’appelle, et tu ne l’entends pas!
Mon courage se meurt. Tout
à ta chère idée,
D’elle, de toi toujours tendrement obsédée,
Pour ton ombre j’ai pris l’ombre d’un voyageur,
Et c’était un vieillard riant de ma rougeur.
Eh quoi! le jour s’éteint
? n’est- ce pas un nuage,
Un vain semblant du soir, un fugitif orage ?
Que je voudrais le croire
! Hélas! un si beau jour
Ne devrait pas mourir sans consoler l’Amour.
Viens! ce voile jaloux ne doit pas te surprendre.
Dans les cieux à son gré laisse-le se répandre;
Ne va pas comme moi le prendre pour la nuit !
Quand son obscurité m’importune et menuit,
Si le soleil plus pur allait paraître encore
!
Si j’allais avec lui revoir ce que j’adore !
Si je pouvais du moins, en lui livrant ces fleurs,
Me
cacher dans son sein, et rougir de mes pleurs !
Il me
dirait : « Je viens, j’accours, ma bien -aimée !
Ce nuage qui fuit t’aurait- il alarmée ?
La nuit est loin, regarde! » Et je verrais ses yeux
Rendre la vie aux miens, et la lumière aux cieux.
Non ! le jour est fini. Ce calme inaltérable,
L’oiseau silencieux fatigué de bonheur,
Le chant vague et lointain d
u jeune moissonneur,
Tout m’invite au repos.
.. tout m’insulte et m’accable.
Un seul et doux objet me plaint dans ce séjour
;
Il a subi
mon sort : c’est la pâle anémone,
Sous le vent qui l’effeuille, elle tombe; et ce jour,
Pour nous brûler ensemble, en orna
ma couronne.
Mais adieu tout
; adieu, toi qui ne m’entends pas.
Toi
qui m’as retenu la moitié de mon être,
Qui n’as pu m’oublier, qui vas venir, peut-
être,
Tu trouveras au moins la trace de
mes pas,
Si tu viens
! Adieu, bois où l’ombre est sibrûlante ;
Nuit plus brûlante encor,
nuit sans pavots pour moi,
Tu règnes donc enfin ! Oui, c’est toi, c’est bien toi
!
Quand me
rendras-tu l’aube? Oh ! que la nuit est lente !
Hélas ! si du soleil tu balances le cours,
Tu vas donc ressembler au plus long de mes jours
!
L’alouette est rentrée aux sillons
; la cigale
A
peine dans les airs jette sa note égale ;
Un souffle éveillerait les échos du vallon,
Et
les échosmuets ne dirontpasmon nom.
Et vous, dont la fatigue a suspendu la course,
Vieillard ! ne riez plus ; si
mes tristes accens...
Non ! déjà le sommeil appesantit ses sens ;
Il rêve sa jeunesse au doux bruit de la source.
Oh ! que je porte envie à ses songes confus !
Que je le trouve heureux ! Il dort, il n’attend plus.
  Première version
¤LA NUIT.
Viens
; le jour va s’éteindre ; il s’efface, et je pleure.
N’as-tu pas entendu ma
voix ? Écoute l’heure,
C’est ma voix qui te nomme et t’accuse tout bas
;
C’est l’Amour qui t’appelle, et tu ne l’entends pas!
Mon courage se meurt. Tout
e à ta chère idée,
D’elle, de toi toujours tendrement obsédée,
Pour ton ombre j’ai pris l’ombre d’un voyageur,
Et c’était un vieillard riant de ma rougeur.
Eh quoi! le jour s’éteint
; n’est-ce pas un nuage,
Un vain semblant du soir, un fugitif orage ?
Que je voudrais le croire
! Hélas ! un si beau jour
Ne devrait pas mourir sans consoler l’Amour.
Viens! ce voile jaloux ne doit pas te surprendre.
Dans les cieux à son gré laisse-le se répandre;
Ne va pas comme moi le prendre pour la nuit !
Quand son obscurité m’importune et menuit,
Si le soleil plus pur allait paraître encore
!
Si j’allais avec lui revoir ce que j’adore !
Si je pouvais du moins, en lui livrant ces fleurs,
Me
cacher dans son sein, et rougir demes pleurs !
Il me
dirait : « Je viens, j’accours, ma bien-aimée !
Ce nuage qui fuit t’aurait-il alarmée ?
La nuit est loin, regarde! » Et je verrais ses yeux
Rendre la vie aux miens, et la lumière aux cieux.
Non ! le jour est fini. Ce calme inaltérable,
L’oiseau silencieux fatigué de bonheur,
Le chant vague et lointain d
a jeune moissonneur,
Tout m’invite au repos.
... tout m’insulte et m’accable.
Un seul et doux objet me plaint dans ce séjour
;
Il a subi
mon sort : c’est la pâle anémone.
Sous le vent qui l’effeuille, elle tombe; et ce jour,
Pour nous brûler ensemble, en orna
ma couronne.
Mais adieu tout
; adieu, toi qui ne m’entends pas.
Toi
qui m’as retenu la moitié de mon être,
Qui n’as pu m’oublier, qui vas venir, peut-
être,
Tu trouveras au moins la trace de
mes pas,
Si tu viens
! Adieu, bois où l’ombre est si brûlante ;
Nuit plus brûlante encor,
nuit sans pavots pour moi,
Tu règnes donc enfin ! Oui, c’est toi, c’est bien toi
!
Quand me
rendras-tu l’aube ? Oh ! que la nuit est lente !
Hélas ! si du soleil tu balances le cours,
Tu vas donc ressembler au plus long de mes jours
!
L’alouette est rentrée aux sillons
. La cigale
À
peine dans les airs jette sa note égale,
Un souffle éveillerait les échos du vallon,
Et
les échos muets ne diront pas mon nom.
Et vous, dont la fatigue a suspendu la course,
Vieillard ! ne riez plus ; si
mes tristes accens......
Non ! déjà le sommeil appesantit ses sens ;
Il rêve sa jeunesse au doux bruit de la source.
Oh ! que je porte envie à ses songes confus !
Que je le trouve heureux ! Il dort, il n’attend plus.
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