Deuxième version
¤LA DOULEUR.
SOMBRE douleur, dégoût du monde,
Fruit amer de l’adversité,
Où l’âme anéantie, en sa chute profonde,
Rêve à peine à l’éternité
,
Soulève ton poids qui m’opprime,
Dieu l’ordonne
; un moment laisse-moi respirer.
Ah ! si le désespoir à ses yeux est un crime,
Laisse-moi donc la force d’espérer !

Si dès mes jeunes ans j’ai repoussé la vie ;
Si la mélancolie enveloppa mes jours ;
Si l’Amitié, la Gloire, les Amours,
Ont
attristé mon âme à leur culte asservie ;
Si
déjà mon printemps n’est qu’un froid souvenir ;
Si la Mort sur l’objet que ma douleur célèbre
A baissé son rideau funèbre,
Laisse-moi vivre au moins dans un autre avenir !

Et si pendant cinq ans cet objet adorable

De mes jours languissans ranima le flambeau ;

Si sa beauté, si sa grâce ineffable

Est aujourd’hui la proie et l’orgueil du tombeau ;
Laisse-moi respirer, désespoir d’une mère
,
Dieu l’ordonne, Dieu parle à mon c
æur éperdu.
« Suis mon arrêt, dit-il, reste encor
e sur la terre. »
S’il ne venait de Dieu, serait-il entendu ?

Mais vers l’éternité quand mon âme brûlante

S’envolera, baignée encor de pleurs,
Délivrée à jamais d’une chaîne accablante,
Je reverrai mon fils
. Quel prix de mes douleurs!
·
Éternité consolante et terrible ;
Pour le méchant, c’est l’enfer
, c’est son coeur.
Mais pour l’être innocent, malheureux et sensible,
C’est le repos
, c’est le bonheur !
O
Dieu ! quand de mon fils sonna l’heure suprême,
Un doute affreux ne m’a pas fait frémir
.
Non, cet �
tre charmant, au sein de la mort même,
. N’a fait que s’endormir.
O tendresse ! � douleur ! � sublime mélange!
Ses yeux remplis d’amour se ferment sur mes yeux
;
Je m’attache à son corps
... Ce n’était plus qu’un ange
Qui s’envolait aux cieux
.
  Première version
¤LA DOULEUR.

Sombre
douleur, dégoût du monde,
Fruit amer de l’adversité,
Où l’âme anéantie, en sa chute profonde,
Rêve à peine à l’éternité
!
Soulève ton poids qui m’opprime,
Dieu l’ordonne
un moment laisse-moi respirer !
Ah ! si le désespoir à ses yeux est un crime,
Laisse-moi donc la force d’espérer !


Si dès mes jeunes ans j’ai repoussé la vie ;
Si la mélancolie enveloppa mes jours ;
Si l’Amitié, la Gloire, les Amours,
Ont
attristé mon âme à leur culte asservie ;
Si
déjà mon printemps n’est qu’un froid souvenir ;
Si la Mort sur l’objet que ma douleur célèbre
A baissé son rideau funèbre,
Laisse-moi vivre au moins dans un autre avenir !


Et si pendant cinq ans cet objet adorable

De mes jours languissans ranima le flambeau ;


Si sa beauté, si sa grâce ineffable

Est aujourd’hui la proie et l’orgueil du tombeau ;
Laisse-moi respirer, désespoir d’une mère
!
Dieu l’ordonne, Dieu parle à mon c
œur éperdu.
« Suis mon arrêt, dit-il, reste encor
sur la terre ! »
S’il ne venait de Dieu, serait-il entendu ?


Mais vers l’éternité quand mon âme brûlante

S’envolera, baignée encor de pleurs,
Délivrée à jamais d’une chaîne accablante,
Je reverrai mon fils
!… quel prix de mes douleurs !
Éternité consolante et terrible !
Pour le méchant, c’est l’enfer
! c’est son cœur !
Mais pour l’être innocent, malheureux et sensible,
C’est le repos
! c’est le bonheur !….

Ô
Dieu ! quand de mon fils sonna l’heure suprême,
Un doute affreux ne m’a pas fait frémir
!
Non, cet �
tre charmant, au sein de la mort même,
N’a fait que s’endormir.
Ô tendresse ! � douleur ! � sublime mélange !
Ses yeux remplis d’amour se ferment sur mes yeux
;
Je m’attache à son corps
Ce n’était plus qu’un ange
Qui s’envolait aux cieux
!

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