Deuxième version
¤L’INCONSTANCE.
INCONSTANCE, affreux sentiment,
Je t’implorais
, je te déteste.
Si d’un nouvel amour tu me fais un tourment,
N’est-ce pas ajouter au tourment qui me reste
?
Pour me venger d’un cruel abandon,
Offre un autre secours à ma fierté confuse ;
Tu flattes mon orgueil, tu séduis ma raison ;
Mais mon c
oeur est plus tendre, il échappe à ta ruse.
Oui, prête à m’engager en de nouveaux liens,
Je tremble d’être heureuse, et je verse des larmes ;
Oui, je sens que mes pleurs avaient pour moi
des charmes,
Et que mes maux étaient mes biens.

Si tu veux m’égarer dans l’amour que j’inspire,
Si tu ne veux changer ton ivresse en remords,
Arrache donc mon âme à ses premiers transports,
A ce tourment aimé que rien ne peut décrire.
Me
sera-t-il payé, même par le bonheur ?
Pour le goûter jamais
mon âme est trop sensible ;
Je la donne au plaisir
; une pente invincible.
La ramène vers la douleur
.
ÉLÉGIES
.
Comme un rêve mélancolique,
.
Le souvenir de mes amours

Trouble mes nuits, voile mes jours.
Il est éteint ce feu, ce charme unique,
Éteint par toi, cruelle
.
En vain à mes genoux
Tu promets d’enchaîner un amant plus aimable,
Ce c
æur blessé, dont l’amour est jaloux,
Donne encore un regret, un soupir au coupable.

Qu’il m’était cher ! que je l’aimais !
Que par un doux empire il m’avait asservie !
Ah ! je devais l’aimer toute ma vie,
Ou ne le voir jamais !
Que méchamment il m’a trompée !
Se peut-il que son âme en f�
t préoccupée,
Quand je donnais à son bonheur

Tous les battemens de mon c
øur !
Dieu ! comment se peut-il qu’une bouche si tendre

Par un charme imposteur égare la vertu ?
Si ce n’est dans l’amour, où pouvait-il le prendre,
Quand il disait : Je t’aime
; m’aimes-tu ?
O fatale inconstance ! ô tourment demon âme!
Qu’as-tu fait de la sienne, et qu’as-tu fait de
moi?
Non, ce n’est pas l’Amour
, ce n’est pas lui, c’est toi
Qui de nos jours heureux a désuni la flamme.
Je ne pouvais le croire : un triste étonnement

Au c
our le plus sensible ôtait le sentiment.
Mes pleurs se desséchaient à leur source brûlante,
Mon sang ne coulait plus ; j’étais pâle, mourante ;
Mes yeux désenchantés repoussaient l’avenir
:
Tout semblait m’échapper
, tout, jusqu’au souvenir.
Mais il revient
, rien ne l’efface;
La douleur en fuyant laisse encore une trace
.
Si tu m’as vue
un jour me troubler à ta voix,
C’est que tu l’embellis d’un accent que j’adore.
Oui, cet accent me trouble encore,
Et mon cœur fut créé pour n’aimer qu’une fois
.
  Première version
¤L’INCONSTANCE.

Inconstance !
affreux sentiment !
Je t’implorais
je te déteste !
Si d’un nouvel amour tu me fais un tourment,
N’est-ce pas ajouter au tourment qui me reste
?
Pour me venger d’un cruel abandon,
Offre un autre secours à ma fierté confuse ;
Tu flattes mon orgueil, tu séduis ma raison ;
Mais mon c
œur est plus tendre ! il échappe à ta ruse !
Oui, prête à m’engager en de nouveaux liens,
Je tremble d’être heureuse, et je verse des larmes ;
Oui, je sens que mes pleurs avaient pour moi
des charmes,
Et que mes maux étaient mes biens.


Si tu veux m’égarer dans l’amour que j’inspire,
Si tu ne veux changer ton ivresse en remords,
Arrache donc mon âme à ses premiers transports,
À ce tourment aimé que rien ne peut décrire !
Mais
sera-t-il payé, même par le bonheur ?
Pour le goûter jamais
, mon âme est trop sensible ;
Je la donne au plaisir
une pente invincible

La ramène vers la douleur
.
Comme un rêve mélancolique,

Le souvenir de mes amours

Trouble mes nuits, voile mes jours.
Il est éteint ce feu, ce charme unique,
Éteint par toi, cruelle
!… En vain à mes genoux
Tu promets d’enchaîner un amant plus aimable,
Ce c
œur blessé, dont l’Amour est jaloux,
Donne encore un regret, un soupir au coupable.


Qu’il m’était cher ! que je l’aimais !
Que par un doux empire il m’avait asservie !
Ah ! je devais l’aimer toute ma vie,
Ou ne le voir jamais !
Que méchamment il m’a trompée !
Se peut-il que son âme en f�
t préoccupée,
Quand je donnais à son bonheur

Tous les battemens de mon c
œur !
Dieu ! comment se peut-il qu’une bouche si tendre

Par un charme imposteur égare la vertu ?
Si ce n’est dans l’amour, où pouvait-il le prendre,
Quand il disait : Je t’aime
; m’aimes-tu ?

Ô
fatale inconstance ! ô tourment de mon âme !
Qu’as-tu fait de la sienne, et qu’as-tu fait de
moi ?
Non, ce n’est pas l’Amour
! ce n’est pas lui ! c’est toi

Qui de nos jours heureux a désuni la flamme.
Je ne pouvais le croire : un triste étonnement

Au c
œur le plus sensible ôtait le sentiment.
Mes pleurs se desséchaient à leur source brûlante,
Mon sang ne coulait plus ; j’étais pâle, mourante ;
Mes yeux désenchantés repoussaient l’avenir

Tout semblait m’échapper
tout, jusqu’au souvenir.
Mais il revient
! rien ne l’efface ;
La douleur en fuyant laisse encore une trace
!
Si tu m’as vue
, un jour, me troubler à ta voix,
C’est que tu l’embellis d’un accent que j’adore.
Oui, cet accent me trouble encore,
Et mon cœur fut créé pour n’aimer qu’une fois
!

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