Deuxième version
¤L’ORAGE.
O quelle accablante chaleur !
On dirait que le ciel va toucher la montagne.
Vois ce nuage en feu qui rougit la campagne.
Quels éclairs ! quel bruit sourd !
ne t’en va pas ; j’ai peur !
Les cris aigus de l’hirondelle

Annoncent le danger qui règne autour de nous ;
Son amant effrayé la poursuit et l’appelle :
Pauvres petits oiseaux, vous retrouverez-vous
?
Reste,
mon bien-aimé! reste, je t’en conjure ;
Le ciel va s’entr’ouvrir :
De l’orage sans
moi tu veux braver l’injure ;
Cruel
! en mequittant, tu me verrais mourir.
Ce nuage embrasé qui promène la foudre,
.
Vois-tu bien, s’il éclate, on est réduit en poudre !

Encourage mon c
æur, il palpite pour toi.....
Ta main tremble, Olivier, as-tu peur comme moi
?
Tu t’éloignes ; tu crains un danger que j’ignore ;
En est-il un plus grand que d’exposer tes jours ?
Je donnerais pour toi ma vie et nos amours
;
Si j’avais d’autres biens, tu les aurais encore
.
En cédant à tes v
oeux, j’ai trahimon devoir ;
Mais
ne m’en punis pas. Elle est loin, ta chaumière.
Pour nous parler d’amour, tu demandais le soir
;
Eh bien ! pour te sauver, prends la nuit tout
e entière ;
Mais ne
meparle plus de ce cruel amour;
Je vais l’offrir à Dieu, dans
ma tristesse extrême :
C’est en priant pour ce que j’aime

Que j’attendrai le jour.

Sur nos champs inondés tourne un moment la vue :
Réponds
; malgrémes pleurs, veux-tu partir encor ?
Méchant, ne souris plus de me voir trop émue ;
Peut-on ne pas trembler en quittant son trésor ?
Je vais me réunir à ma sœur endormie :
Adieu ! laisse gronder et gémir l’aquilon ;
Quand il aura cessé d’attrister le vallon,
Tu pourras t’éloigner du toit de ton amie.
Mais quel nouveau malheur
! qu’allons-nous devenir ?
N’entends-tu pas la voix de mon vieux père
?
Ne vois
-tu pas une faible lumière ?
De ce côté, Dieu ! s’il allait venir !
Pour une faute, Olivier, que d’alarmes !
Laisse-moi seule au moins supporter son courroux ;
Puis tu viendras embrasser ses genoux
Quand je l’aurai désarmé par mes larmes.

Non !
la porte entr’ouverte a causé ma frayeur :
On tremble au moindre bruit, lorsque l’on est coupable
.
Laisse-moi respirer du trouble qui m’accable
,
Laisse-moi retrouver mon cœur
.
Séparons-nous, je suis trop attendrie ;
Sur ce cœur agité ne pose plus ta main ;
Va ! si le ciel entend ma prière chérie,
Il sera plus calme demain
:
Demain
au point du jour j’irai trouver mon père ;
Sa bonté préviendra mes timides aveux ;
De nos tendres amours pardonnant le mystère,
Il ne t’appellera que pour combler tes vœux.
Déjà le vent rapide emporte le nuage,
La lune nous ramène un doux rayon d’espoir,
Adieu ! je ne crains plus d’oublier mon devoir ;
O mon cher Olivier ! j’ai trop peur de l’orage.
  Première version
¤L’ORAGE.

Ô
quelle accablante chaleur !
On dirait que le ciel va toucher la montagne.
Vois ce nuage en feu qui rougit la campagne.
Quels éclairs ! quel bruit sourd !
ne t’en va pas, j’ai peur !
Les cris aigus de l’hirondelle

Annoncent le danger qui règne autour de nous ;
Son amant effrayé la poursuit et l’appelle :
Pauvres petits oiseaux, vous retrouverez-vous
?

Reste,
mon bien-aimé ! reste, je t’en conjure ;
Le ciel va s’entr’ouvrir :
De l’orage sans
moi tu veux braver l’injure ;
Cruel
!’en me quittant, tu me verrais mourir.
Ce nuage embrasé qui promène la foudre,

Vois-tu bien, s’il éclate, on est réduit en poudre !

Encourage mon c
œur, il palpite pour toi
Ta main tremble, Olivier, as-tu peur comme moi
?
Tu t’éloignes ; tu crains un danger que j’ignore ;
En est-il un plus grand que d’exposer tes jours ?
Je donnerais pour toi ma vie et nos amours
;
Si j’avais d’autres biens, tu les aurais encore
!

En cédant à tes v
œux, j’ai trahi mon devoir ;
Mais
, ne m’en punis pas. Elle est loin, ta chaumière !
Pour nous parler d’amour, tu demandais le soir

Eh bien ! pour te sauver, prends la nuit tout
entière ;
Mais ne
me parle plus de ce cruel amour ;
Je vais l’offrir à Dieu, dans
ma tristesse extrême :
C’est en priant pour ce que j’aime

Que j’attendrai le jour.


Sur nos champs inondés tourne un moment la vue :
Réponds
; malgré mes pleurs, veux-tu partir encor ?
Méchant, ne souris plus de me voir trop émue ;
Peut-on ne pas trembler en quittant son trésor ?
Je vais me réunir à ma sœur endormie :
Adieu ! laisse gronder et gémir l’aquilon ;
Quand il aura cessé d’attrister le vallon,
Tu pourras t’éloigner du toit de ton amie.
Mais quel nouveau malheur
! qu’allons-nous devenir ?
N’entends-tu pas la voix de mon vieux père
?
Ne vois
tu pas une faible lumière ?
De ce côté, Dieu ! s’il allait venir !
Pour une faute, Olivier, que d’alarmes !
Laisse-moi seule au moins supporter son courroux ;
Puis tu viendras embrasser ses genoux
Quand je l’aurai désarmé par mes larmes.


Non !
la porte entr’ouverte a causé ma frayeur :
On tremble au moindre bruit, lorsque l’on est coupable
!
Laisse-moi respirer du trouble qui m’accable
!
Laisse-moi retrouver mon cœur
!
Séparons-nous, je suis trop attendrie ;
Sur ce cœur agité ne pose plus ta main ;
Va ! si le ciel entend ma prière chérie,
Il sera plus calme demain
!
Demain
, au point du jour, j’irai trouver mon père ;
Sa bonté préviendra mes timides aveux ;
De nos tendres amours pardonnant le mystère,
Il ne t’appellera que pour combler tes vœux.
Déjà le vent rapide emporte le nuage,
La lune nous ramène un doux rayon d’espoir,
Adieu ! je ne crains plus d’oublier mon devoir ;
Ô mon cher Olivier ! j’ai trop peur de l’orage.

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