Deuxième version
¤LE PRESSENTIMENT.

C’est en vain que l’on nomme erreur

Cette secrète intelligence,
Qui, portant la lumière au fond de notre cœur,
Sur des maux ignorés nous fait gémir d’avance.
C’est l’adieu d
u bonheur prêt à s’évanouir ;
C’est un subit effroi dans une
âme paisible ;
Enfin, c’est
pour l’être sensible
Le fantôme de l’avenir.


Pressentiment, dont j’éprouvai l’empire
!
Oh ! qui peut résister à tes vagues douleurs ?
Encore enfant, tu m’as coûté des pleurs,
Et de mon front joyeux tu chassas le sourire.


Oui, je t’ai vu couvert d’un voile noir,
Aux plus beaux jours de mon jeune âge
;
Tu formas le premier nuage
Qui d
es beaux jours lointains enveloppa l’espoir.
Tout m’agitait encor d’une innocente ivresse
:
Tout brillait à mes yeux des plus vives couleurs ;


Et je voyais la riante Jeunesse
Accourir en dansant pour me jeter des fleurs.

Au sein de mes chères compagnes,
Courant dans les vertes campagnes,
|
Frappant l’air de nos doux accens,
|
Qui pouvait attrister mes sens ?
Comme les fauvettes légères
|
Se rassemblent dans les bruyères,
:
La saison des fleurs et
des jeux
Rassemblait notre essaim joyeux.
Un jour, dans ces jeux pleins de charmes,
Je cessai tout
à coup de trouver le bonheur ;
J’ignorais qu’il fût une erreur,
Et pourtant
je versai des larmes ;
En revenant
je ralentis mes pas ;
Je remarquai du jour le feu prêt à s’éteindre,
Sa chute à l’horizon
, qu’il regrettait d’atteindre ;
Mes compagnes dansaient… moi
, je ne dansai pas.

Un mois après j’errai dans ce lieu solitaire ;
Hélas ! ce n’était plus pour y chercher des fleurs :
La Mort m’avait appris le secret de mes pleurs
;
Et j’étais seule au tombeau de ma mère !

  Première version
¤LE PRESSENTIMENT.

C’est en vain que l’on nomme erreur
,
Cette secrète intelligence,
Qui, portant la lumière au fond de notre cœur,
Sur des maux ignorés nous fait gémir d’avance.
C’est l’adieu d
’un bonheur prêt à s’évanouir ;
C’est un subit effroi dans une
ame paisible ;
Enfin, c’est
, pour l’être sensible,
Le fantôme de l’avenir.

Pressentiment, dont j’éprouvai l’empire
,
Oh ! qui peut résister à tes vagues douleurs ?
Encore enfant, tu m’as coûté des pleurs,
Et de mon front joyeux tu chassas le sourire.

Oui, je t’ai vu couvert d’un voile noir,
Aux plus beaux jours de mon jeune âge
:
Tu formas le premier nuage
Qui d
’un lointain bonheur enveloppa l’espoir.
Tout m’agitait encor d’une innocente ivresse
,
Tout brillait à mes yeux des plus vives couleurs ;

Et je voyais la riante Jeunesse
Accourir en dansant pour me jeter des fleurs.


Au sein de mes chères compagnes,
Courant dans les vertes campagnes,

Frappant l’air de nos doux accens,

Qui pouvait attrister mes sens ?
Comme les fauvettes légères

Se rassemblent dans les bruyères,

La saison des fleurs et
des jeux
Rassemblait notre essaim joyeux.
Un jour, dans ces jeux pleins de charmes,
Je cessai tout
-à-coup de trouver le bonheur ;
J’ignorais qu’il fût une erreur,
Et pourtant
, je versai des larmes
En revenant
, je ralentis mes pas ;
Je remarquai du jour le feu prêt à s’éteindre,
Sa chute à l’horizon
qu’il regrettait d’atteindre ;
Mes compagnes dansaient… moi
je ne dansai pas.
Un mois après j’errai dans ce lieu solitaire ;
Hélas ! ce n’était plus pour y chercher des fleurs :
La Mort m’avait appris le secret de mes pleurs
,
Et j’étais seule au tombeau de ma mère !


Il semble que votre navigateur par défaut ne supporte pas ce logiciel.


Pour remédier à cela procédez comme suit :

1. Téléchargez une copie de Mozilla Firefox ou de Google Chrome.

2. Ouvrez une fenêtre du navigateur que vous venez de télécharger.

3. Ouvrez le disque et glissez-déposez le fichier index.html sur la fenêtre du navigateur.
 
   
 
 

Insertions [13]

Suppressions [12]

Déplacements [0] Blocs communs [28]